Da loose Open-Days !

Cette semaine c’était les portes-ouvertes à l’école de design, événément ma-jeur de toute école de design qui se respecte. Inutile d’aller visiter Polytech on sait ce qu’on y fait. Non dans une école de design il faut tout vendre en même temps, le métier, la formation, les étudiants.

Alors on remue, on débarrasse, on scénographie l’école on la transcende pour deux jours. C’est amusant et surtout ça soude les promos entre elles, en l’occurence pour moi design d’interactivité deuxième année et troisième année. Sauf que pendant deux jours en bon responsable j’ai du superviser l’impression d’une petite vingtaine d’affiches de présentations avec des deuxième année qui vous prennent pour le grand frère…

Pour être tout à fait honnête, c’était assez sympa, socialement. Découvrir la relève tout ça tout ça. Et puis je me suis vraiment épanoui à préparer notre salle. Seulement, je n’ai absolument pas pu dépasser le néant de la première journée de porte-ouverte ce vendredi. Le vide absolu. Je venais en fait présenter la salle à une amie et j’ai été tout bonnement incapable de lui dire ce qu’on faisait, ce que j’appréciais faire. Comme perdu dans une somme de projets dont aucun ne me ressemble, dont aucun n’aurait pu être un des miens.

Et puis d’un coup c’est l’escalade. Mais qu’est-ce que je fais là ? Et qu’est-ce qui m’attend ensuite ? C’est vrai ça je n’y ai que peu réflechis mais je me vois faire quoi dans 2 ans mon diplôme en poche ? Et puis pourquoi n’ai-je toujours pas de petite success-story d’étudiant en asie ou ailleurs ?

Raaaaah…

Une nouvelle décennie, a new target

Bientôt nous célébrerons comme il se doit la fin du premier semestre de troisième année à l’École de Design. En clair cela signifie que je rentre désormais dans la seconde partie de mon cursus où j’espère avoir bien plus le temps de “m’égarer” comme le conseille Jean Christophe Naour un ancien de l’école.

Du design. Quand j’y repense avec un peu recul, il y a encore 4 petites années, je ne savais même pas si l’année suivante serait faite de journalisme, de politique ou de webdesign après cette terminale plutôt chaotique. Mon baccalauréat en poche je me dirigeais alors plutôt sceptique vers l’École de design : j’avais été admis après un concours qui m’avait paru proche de ce que je voulais faire, le journalisme quant à lui en crise avait réglé la question pour moi et même ma passion politique ne m’avait alors permis de passer l’éponge sur l’échec cinglant de 2007 et d’entrer dans un des sacro-saints IEP français.

Que de chemin parcouru depuis ! En une année j’ai découvert non seulement ce que signifiait une amitié forte (c’est à dire celle que j’ai gardée du lycée et les nouvelles que j’ai construites à l’école), mais aussi que le webdesign n’était que l’apéritif de ce que j’allais bientôt découvrir au menu de mon cursus.

Comme tout s’enchaîne à merveille j’ai réalisé au cours du deuxième semestre de deuxième année une veille personnelle sur le journalisme : j’ai pu y observer un bilan encore plus noir que celui qui m’avait poussé à éviter cette profession après mon lycée mais j’y ai également trouvé quelques pistes très intéressantes. Au New York Times R&D Lab quelques prophètes pensent que le design d’interaction peut sauver la profession. Finalement ces études en design d’interactivité allaient peut-être me servir à rattraper mes premiers amours.

L’année continue, et Barrack Obama réalise une magnifique campagne de mobilisation à laquelle je suis sensibilisée par Versac d’abord puis qui me sera décryptée par Meilcour lors de deux stages à Spintank. Le bilan ? Quasi-similaire : le design d’interaction, et plus largement la capacité à intégrer et animer sa communauté, à penser la campagne en une mobilisation globale et à proposer aux militants des outils d’actions bien pensés mais surtout plus impliquants a sûrement permis l’un des rares moment de joie quasi-mondiale de ce nouveau siècle.

Accessoirement j’observe pour ma part qu’avec le co-fondateur de Facebook pour conseiller politique d’Obama et ce que cela représente en termes de symbole, mes études ont de belles années devant elles.

Dans la fin de cette seconde année c’est l’heure des grands changements. Le doyen me présente une opportunité unique : une bourse d’étude pour partir étudier un an à l’étranger. Je saute sur l’occasion et construit en quelques jours un projet qui me tient à coeur : celui d’un design durable et centré autour de l’individu, capable de répondre aux grands défis de ce siècle nouveau. Une école aux États-Unis propose un cursus proche de ces valeurs : Parsons The New School for Design. L’année prochaine serait donc à New-York ? Si c’est le cas le petit nantais, fils ainé de trois soeurs que je suis aura bien du mal à quitter le plancher des trams.

Qu’importe ! Je commence en novembre 2009 une troisième année d’études que j’entrevois comme une année de découverte d’une part (j’y côtoie des matières que je ne reverrai vraisemblablement plus dans mon cursus professionnel) et de test d’autre part avec le lancement d’une association qui, me prenant un temps considérable, me permet d’appréhender ou non ma capacité à m’investir pour ce que je crois être un beau projet.

Aujourd’hui nous sommes au début du mois de Février et je dois dire que jusqu’ici, oui je n’ai plus de rythme de sommeil, oui je suis en permanence en flux tendu (ce qui me vaut quelques évidentes déconvenues : pertes, oublis, stress, pas le temps de trouver l’âme soeur, etc.) mais je suis tellement content de m’investir pour quelque chose qui compte et dans voir le résultat tangible jour âpres jour.

Alors bien évidemment cela n’aurait jamais été possible sans ceux qui sont toujours là quand j’ai perdu ma boussole comme Constance et François, sans ceux qui me donnent confiance en moi au quotidien comme Marlène, Thomas et Meuto, sans ceux qui me permettent de découvrir toujours plus comme Henrisson, Matoo et comme ceux qui me poussent toujours à attendre plus de moi-même comme Versac et Solal. Sans vous tous je serai aujourd’hui encore stressé par la prochaine note de pôle technique… J’oubliais ceux comme Ian et Christophe qui ne me font jamais oublier le poids nécessaire de la critique (merci à eux :D) et sans qui je ressemblerai aujourd’hui aux étudiants Sciences-Potards complètement imbus de leur petite personne que je suis désormais amené à croiser régulièrement dans le cadre de ma bourse d’étude.

Bref très bon début d’année 2010, désolé de ne plus donner de nouvelles, ça va comment vous ?
j’en croise quelques uns sur mon nouveau blog (http://www.maximeleroy.com) merci du passage !

Fin d’année.

Parfois l’on aimerait juste que les vacances soient à juste titre des périodes de détente et de repos certain. On aimerait tout aussi simplement que les Fêtes conservent leur innocence et leur gaïeté. L’année 2009 s’achève pour moi sans qu’aucune de ces deux attentes n’aient pu être assouvies.

Les vacances sont pour moi de vastes semaines de solitude que j’apprécie avec un certain chagrin. Un beau chagrin. Celui capable de m’enterrer dans des réflexions que je n’ose aborder avec le temps et le respect nécessaire durant le reste de l’année. Parce que trop douloureuses à vivre au jour le jour peut-être ou simplement plus facile à éviter dans le tunnel scolaire, la tête dans le rush infernal de l’acquisition de connaissances. À quoi bon connaître pour ne rien vivre ?

Et cette année fut chargée de bonnes nouvelles, de projets, tous plus cannibales les uns que les autres en énergies, temps et passion. Si bien que je me retrouve avec des vacances encore plus fatales, où la peur de décevoir laisse place à la jouissance du laisser-aller complet, du lacher-prise le plus total.

On parcourt des jours sans nuits et des nuits sans réveils. On navigue longuement le flux de sa vie et l’on prend conscience des creux de vagues que l’on a traversés jusqu’alors. Et puis on s’imagine moins seul, passionné pour un être. On cherche à se penser de telle ou telle école de l’Amour, jusqu’à se rendre compte que l’on est peut-être pas destiné à connaître cette vie et viennent les peurs que cette prise de conscience implique.

Alors on préfère oublier ces sombres pensées. Se concentrer sur des projets bien plus préoccupants et reprendre les cours, car ainsi va la vie. En tous cas ainsi ira la mienne jusqu’au vacances de février.

Jusqu’au prochaines vacances l’autre part de cette schyzophrénie prend le relai ici jusqu’au prochain lacher prise : http://www.maximeleroy.com

Bonne fin d’année 2009.

Twin Sex.

J’ai consciemment modifié certaines parties de l’histoire qui va suivre, et omis par nécessité de protection les éléments que je jugeais utiles.

Il y a quelque jours je revivais l’espace d’une soirée mon souvenir sexuel le plus profond. Celui qui vous marque à vie, qui vous hisse hors du gouffre quand vous y êtes tombé chaque fois que vous faîtes appel à sa mémoire. Celui dont vous espérez secrètement garder à vie la possibilité de l’entreprendre à nouveau. Celui enfin face auquel vous comparerez tous vos plaisirs suivants. J’ai couché avec des jumeaux. Si c’était à refaire je le referais, car depuis lors j’en garde un souvenir inoubliable, presque intact, que je vais me risquer à vous conter ce soir.

Par une belle journée d’été, en Bretagne, j’abandonne mes parents tôt le matin pour rejoindre le “club” du camping pour la journée. Je suis à l’emplacement 122 depuis trois semaines et m’apprête à profiter d’une dernière journée. Il est à peine dix heures et pourtant déjà le soleil brûle en moi les derniers tracas du quoditien annuel scolaire que je m’apprête à retrouver. Je profite donc de cette thérapie de la terre psychologique brûlée, marchant droit vers la plage. Quelques minutes plus tard, j’y retrouve notre petit groupe. Je salue rapidement mes amis d’un mois et sens déjà en moi ce manque nouveau, cette absence nouvelle. Les jumeaux ne sont pas là. J’écoute attentivement les consignes de la matinée dictées par des moniteurs d’à peine cinq ans mes aînés. Puis soudain par derrière la dune, je les aperçois. Un sourire se dessine sur mes lèvres, sur les leurs aussi. Je ne m’imaginais pas profiter pleinement de ce dernier jour sans leur présence, leur humour, leur audace, leur goût du risque.

Alors que la matinée touche à sa fin nous regagnons nos emplacements respectifs après avoir acté avec une quatrième fille de se retrouver en début d’après-midi au jacuzzi. Quatrième fille qui ne sait encore qu’elle jouera dans quelques heures à peine le rôle de celle qui ouvrira inconsciemment la boîte de Pandore des événements qui suivront.

Le soleil entame tout juste son arc post-zénital lorsque nous nous retrouvons dans le jacuzzi. Eux sont déjà installés, côte à côte. Je m’assoie à la droite d’un des jumeaux alors que la fille qui nous rejoint alors s’assied à coté de l’autre. À quatre nous commençons cette réunion tupperware paranormale où le silence est à vendre et le malaise offert. Lassée de n’arriver à faire la cour ni à l’un ni à l’autre des deux bretons, notre partenaire féminine s’éclipse, serviette autour des hanches vers une piscine plus sociale. Nous trois sommes alors plongés pendant ce qui me paraîtra une éternité dans un silence de marbre, seulement perturbé par le remous de l’eau.

Plus tard enfin le plus entreprenant des jumeaux, glissant la main le long du dos de son frère, le dirige vers moi. Son torse nu traverse l’eau et malgré l’écume blanche des bulles je discerne ses mains se poser près de mes hanches. Son visage est désormais à quelques centimètres du mien. Incapable de détacher son regard je ne peux que sentir ses mains agripper mon short et le tirer à lui implacablement. Ce n’est qu’alors que baissant la tête vers mon nombril, il brise le contact visuel qui me paraît de sortir de cette naïveté planante dans laquelle je vogue depuis une minute. Je le repousse alors vivement sans méchanceté, plus par peur-panique. Après avoir stoppé net le jeune homme dans son entreprise, je sors et disparais.

Le soir venu, après une lecture solitaire reconstructrice et pleine de questionnements intérieurs je me rends au dîner commun. Ils sont déjà attablés lorsque j’arrive, une place m’est réservée entre eux. La gêne immense qui m’envahie alors ne parvient cependant pas à rivaliser avec le besoin quasi naturel d’être auprès d’eux. Le dîner suit son cours, quelques rires, quelques heurts. Et puis l’heure de leur tour de vaisselle approchant je décide de me rendre sur la plage, profiter des derniers rayons du soleil presque horizontaux. Je plonge en apnée, expirant l’air à pleins poumons afin de m’étendre deux mètres sous l’eau, de tout mon long sur le sable.

Après quelques unes de ces remontées en quête d’oxygène, j’ouvre les yeux et regardant là où quelques instants plus tôt je n’observais encore qu’une plage déserte, mes deux garçons se déshabiller pour me rejoindre en maillot. Leur nage est vive, assurée, et quelques secondes leurs suffisent pour me rejoindre, ne m’étant que peu éloigné de la côte.

Dans un balai incontrôlable ces deux êtres comme connectés échangent avec moi quelques pas d’une danse sous-marine incontrôlable, un bal de jeunes débutantes aquatique et sensuel. De nouveau conquis par mon malaise je profite d’une plongée rapide pour regagner la plage où je m’assois préférant les observer. Les deux créatures continuent sous le soleil couchant leur bal des sirènes que je ne saurais voir. Ils me rejoignent enfin sur la plage, se rhabillent et m’invitent dans leur tente. Nous marchons tous les trois, dans l’aube de la nuit, sans un mot.

Une fois dans leur tente, l’un des deux me déshabille, je me sens changeant, non plus gêné mais désormais habité. Mon corps chaud se met à trembler et redemande de ces caresses et de ces mains glissantes. Les deux sont alors dans un état de transe où celui qui agit semble autant en extase que celui qui observe. Leur plaisir semble partagé, comme fusionné. De mon coté je décide de reprendre une part active dans cette nuit qui deviendra bientôt la plus forte de mes vingt premiers printemps. Je glisse mon visage et deux de mes sens le long d’un torse iodé. Le sel assèche tellement la peau qu’on croit devoir la lécher pour la soulager. Quelques heures plus tard je me réveille, aux premiers rayons du soleil, un bras sur ma poitrine, une cuisse entre mes jambes. Deux corps encore endormis près de moi comme une escorte morphéenne pour une nuit que je n’oublierai jamais. Je les abandonne alors et rejoins ma famille sur le départ. Je ne les reverrai jamais. Et c’est peut-être mieux ainsi, je veux conserver ce souvenir, pur et inaliénable toute ma vie.

Twins
(Crédit : onefromrome)


All Along The Watchtower - Bob Dylan

“There must be some way out of here,” said the joker to the thief,

“There’s too much confusion, I can’t get no relief.

Pairs, pères et impairs.


Bad Romance - Lady Gaga

Étouffé par mon lycée, par les codes toujours plus nombreux d’un microcosme social inssuportable, la cour du lycée, j’ai cherché sur internet un échappatoire, un regain de liberté. Le web comme terre nouvelle.

D’abord en solitaire, l’oeil vissé sur ma longue vue, parcourant les fleuves d’informations, les mers de contenus, et les océans technologiques (je trouvais cette métaphore filée tellement ridicule que je me suis fait le plaisir de vous l’offrir, comme ça, c’est cadeau).

Et puis un jour j’ai décidé après moultes heures de navigation en solitaire de toucher terre à nouveau, j’ai débarqué sur une île (bon ok j’arrête ça devient lourd). J’y ai trouvé des pairs, j’ai commencé à échanger, à apprendre à nouveau au travers de quelqu’un. Fougueux de caractère et par exaspération, j’ai parfois cherché la petite bête là où elle n’était pas (c’est le moment où vous vous demandez si je vais continuer désormais sur une métaphore filée insectes-et-animaux-de-la-campagne, je vous rassure, loin de moi cette idée). J’ai clamé mon dégout pour ceux qui cherchaient à réinstaurer des codes, là où j’étais venu pour abandonner les miens. J’ai paniqué devant cette vague d’utilitarisme du blog, ces entrepreneurs du web, ces blogoputes d’un jour.

Aujourd’hui je suis bien content de toujours tenir ce blog qui ne sert à rien, tout comme d’avoir mis dans l’eau dans mon vin en appréciant le travail du jeune homme talentueux qu’est devenu ce Cyprien (à titre d’exemple). Puis le virage décisif, au détour d’une conversation je me suis rendu compte que ma recherche de pairs s’orientait vers une découverte de pères.

Ils sont là, capables de répondre à des questions auxquellles ma famille ne saura jamais répondre, ces interrogations dont je ne trouvais au lycée aucun intérêt à partager. Bien sûr j’y avais des amis, des confidents et confidentes. Pour autant ces êtres virtuels, ces pères spirituels que j’ai depuis rencontré in the real life baby sont à Paris. J’assume totalement cette dichotomie psychologique, mon coeur est à Paris, le reste à Nantes. Par le reste j’entends : les études à finir, les problèmes, mes incompétences personnelles et tout ce qu’elles entraînent. Ceux qui ont tenté de briser cette dichotomie s’y sont cassés les dents.

De ces pairs, pères, j’ai appris beaucoup et partage dorénavant ce que je peux, comme je le peux. Si la vie elle-même était régie par Apple (le rêve ultime) alors je souhaiterai qu’en me découvrant on découvre également la liste Genius sociale de mes inspirateurs. Des petites bousculades d’Henrisson aux remises en questions profondes de Matoo aux suggestions attentionnées de Meilcour aux reflexions partagées avec Solal. À ceux qui me manquent déjà je ne sais que dire alors j’attends de les revoir.

Il y a ceux aussi que je n’ai qu’aperçu ou croisé en de trop courtes occasions mais que j’aimerai connaître mieux comme Éric ou *****.

Et puis cette rentrée de novembre est une catastrophe, je pense être devenu aussi intolérant à la connerie que les cons à l’intelligence. J’ai l’impression d’être retourné au lycée, l’ambiance s’annonce morose et je vais à reculons en cours depuis mon stage. Les codes sont de retour, peut-être même plus prononcés qu’avant. J’ai hâte d’en finir avec ces études. Heureusement j’ai trouvé de quoi m’amuser un peu à coté grâce à quelques projets annexes.

En attendant, la, tout de suite, j’ai envie qu’ils se taisent tous. J’ai envie de m’emmurer dans un silence voulu et apprécié. J’ai envie d’une solitude coup de poing, d’un repos nécessaire pour créer, à nouveau. Je n’ai pas envie de rentrer dans leur jeu, j’ai envie de m’y soustraire. Je veux l’ailleurs malgré ma présence obligatoire ici. Je veux m’accomplir hors du cafarnaum ambiant.

Alone

Coup de gueule et indignations.

Je sors ce blog de son sommeil léthargique pour quelques lignes afin de pousser mon coup de gueule du moment. Je vais essayer de rentrer peu dans les détails lugubres de l’affaire Créteil Bébel / Paris Foot Gay pour essayer d’exprimer un avis plus général et personnel sur cette question.

Afin de recontextualiser rapidement cependant, le club de foot Créteil Bébel composé de joueur musulmans pratiquants adresse un courrier au Paris Foot Gay équipe composée notamment mais pas uniquement de joueurs homosexuels. Courrier dans lequel il indique ne pas pouvoir disputer le match prévu. «Désolé mais par rapport au nom de votre équipe, nous ne pouvons jouer contre vous» cite Têtu dans leur courrier.

“Un esprit sain dans un corps sain”, sont-ce uniquement des mots jetés en l’air ? J’ai honte des dérives communautaires de mon pays quand je découvre ce genre d’affaires. Et pourtant rien d’étonnant car elles ne sont que les résultantes d’un clivage plus grand entre Culture et Sport. Qu’on ne m’accuse d’aucun parti-pris avant même de lire les lignes qui vont suivre. J’ai pendant deux ans intégré dans mes études secondaires une équipe de sport étude et je suis aujourd’hui en école de design. Autant dire que j’ai été relativement connecté aux deux mondes.

Pendant ces deux ans de sport étude j’ai vu comment on forme des têtes creuses, comment on annihile le principe d’ouverture, de tolérance. J’ai subi les étouffements les plus crasseux d’incidents “secondaires” dès lors qu’ils ne mettent en aucun cas en danger les performances de l’équipe. De l’homophobie la moins déguisée en passant par la xénophobie presque assumée il suffit de peu pour transformer une équipe de jeunes en pleine formation idéologique et sociale. Parce que courir après une balle sans aucune conscience personnelle c’est juste devenir un animal. Un diplomate canin de la race humaine, rien de plus.

La Culture (comme le sport normalement) permet d’ouvrir les portes d’une réflexion personnelle, de l’apprentissage de la tolérance et de l’ouverture d’esprit. Le Sport et le football tout particulièrement comme il est pratiqué et supporté dans de trop nombreux stades, dans de trop nombreux clubs n’est que le bras armé des extrémismes les plus violents. À ce titre je suis indigné par les réactions timides, voire inexistantes des forces politiques en place. Il ne s’agit pas de dire que oui il y a un certaine homophobie et un certain racisme ambiant au football mais bien de prendre les décisions qui s’imposent ! “Carton rouge contre l’homophobie” je LOLZ ! Je suis peu convaincu que Patrick se sentira touché par cette campagne au point de réprimer son dégueuli de “pédé, enculés, bougnouls” et compagnie avec sa petite Lucie sur les épaules dans le stade.

Inversement la Culture est également dans ses excès l’abîme des élites “éclairées” parce que les autres ne “peuvent pas comprendre” parce qu’il faudrait différencier “Culture et kulture” parce qu’après tout il y a les Beaux Arts nobles et le reste. L’exposition Cartier est à ce niveau un pavé dans le marécage nauséabond de l’Histoire des Arts auto-séléctive.

Culture et Sport sont ni moins opposables qu’ils ne sont hiérarchisables, ils répondent au contraire à des objectifs similaires, comme l’épanouissement de soi, mais par des moyens différents. Et tant que l’on entretiendra le storytelling ambiant, à nouveau je parle d’expérience, du jeune nul à l’école qui a réussi à devenir un grand joueur de foot payé une fortune, alors on ne pourra s’attendre qu’à la destruction des valeurs républicaines profondes. En ce sens j’apprécie le travail de Rama Yade (ainsi que sa réaction à l’affaire Créteil Bebel / Paris Foot Gay) qui vise à rétablir un équilibre, à re-habiliter cette maxime “d’un esprit sain dans un corps sain” et à empêcher le sport de devenir le terrain de jeu du communautarisme. Communautarisme qui se propage d’autant plus vite dans les têtes creuses que j’évoquais plus haut. Je suis cependant beaucoup plus sceptique sur la politique culturelle du Ministre de la Culture et de la Communication, politique culturelle élitiste, quoique qu’il en dise HADOPI est et restera une loi qui privera certains d’un accès à la musique qu’il leur est actuellement impossible financièrement. Parce qu’être à la tête du Ministère de la Culture pour tous, ce n’est pas diriger une “Villa Médicis” à grande échelle.

Bref tout ça pour dire que le jeudi maintenant je fais du badminton.

Je mets aussi une vidéo de chat parce que je la trouve cool et pour que ceux qui scroll l’article sans le lire et cliquent sur play par automatisme se sentent profondément cons.

Fin.

L’espace d’un été


L’Amour Et La Violence - Sébastien Tellier

C’est la fin de quelque chose qui donne naissance à une nouvelle. Ce blog, je peine à le mettre à jour, à lui donner corps. L’idée au départ était d’accompagner mes hésitations, de battre au son de mes incompréhensions, de mes peurs, de mes coups de gueule. D’en faire un cri public que quelques uns pourraient entendre. Aujourd’hui je ne suis plus si hésitant, ou en tous cas bien moins incertain que j’ai pu l’être. Alors quid de ce blog ? C’est la fin je pense. Je le laisse ouvert, au cas où, car parfois s’échappe encore un dernier cri.

Depuis mon arrivée sur Paris je profite à nouveau pleinement de la vie. Je sors, je me ressource, je retourne au cinéma, je mange et profite d’une libido assez élevée.

Hier c’était soirée au tango, j’ai dansé comme il y a bien longtemps que je n’avais pas dansé. Je me suis amusé comme cela ne me serait jamais venu à l’esprit il y a encore deux mois. Avec pourtant trois, presque, inconnus au début de la soirée que j’avais déjà envie de revoir en sortant. Alors oui certains éléments ne sont pas encore en place, certains courages me manquent, mais pour le reste je profite à fond (grâce à Britney).

Je vous embrasse. Merci de m’avoir suivi, soutenu pour certains, jusqu’ici. Ce blog sera l’épave d’une longue page de mon existence qui se termine. Pour le reste mes tribulations parisiennes, et pas uniquement, sont à cette adresse :

http://macsym.tumblr.com

Je termine avec une illu que Cyprien avait fait (ça doit commencer à dater maintenant) mais je l’aime bien elle représente un peu tout ce blog : numérique, avatar et même dans l’expression il y a, je pense, quelque chose à saisir.

Macsym par Cyprien

Is love Only Serendipity ?

Existe-t-il des individus destinés à être seul ? Je repensais aux ermites récemment (oui j’ai de grandes discussions intéressantes avec mon Surmoi ces jour-ci), essayant tant bien que mal d’envisager avec plus de sérieux mon avenir sur cette fucking planète. Donc on va reprendre tout depuis le début en essayant d’être efficace. Est-ce que j’ai envie d’être amoureux ? Oui. Est-ce que j’ai envie d’être en couple ? Mouais, bof. Est-ce que j’ai envie que ça m’arrive avec 40 balais ? Pourquoi pas. Aux alentours de quelle heure ? 20h un début de soirée c’est pas mal. Qu’est-ce que je recherche ? Alors là ça devient compliqué ça nécessite une description en bonne et due forme.

Jeune homme.
Tranche d’âge : 18 à 27 ans et 11 mois (histoire d’emmerder quelqu’un)
Localisation : Paris voire Nantes mais bon Nantes c’est la promiscuité, la saturation donc sceptique.
Look : La photos suivante est un bon exemple de ce que je peux rechercher, je m’autorise quelques divergences.

Gaspard Ulliel

Caractère : Bien trempé, je recherche une Mellebene version avec les poils. Mumh, non sans les poils en fait (enfin pas trop quoi) mais pas pareil que Mellebene en gros.
Culture : Là il faut que ce soit intéressant,le triptyque ciné, lecture, geek et je fond sur place. Le bonus politique je fais couler l’eau du bain. L’extra-bonus cuisine de qualité et on y passe des heures ensemble (dans le bain) à parler de Rama Yade et Bernard Kouchner en s’envoyant de la mousse au visage.
Finances : Je ne suis pas trop regardant tant qu’il peut m’offrir ce sac.
Sur la question Mylène Farmer : J’ai appris la tolérance assez jeune. Donc je pourrais faire des efforts si cela reste dans des proportions raisonnables.
Sur la question du dressing commun et des journées shopping : Là je suis sceptique. Chacun son armoire à vêtement et le monde ne s’en portera que mieux. Et pour ce qui concerne les soldes chacun les fait de son coté parce qu’après ça tourne au chantage : “Si tu portes cette chemise je ne veux plus que tu utilises les toilettes tu m’as bien entendu ?” ou encore “Allez s’il te plaît achète ce pantalon parce que la poche de derrière est plus large pour y glisser ma main”. Stop ! Si le pantalon est nul il est nul.
Mac user : Obligatoire, tolérance pour les utilisateurs de Seven. Linux et Vista éliminatoires.

J’oublie sûrement un ou deux critères de recherche, je fais appel à votre grande perspicacité pour me les rappeler et j’éditerai cette annonce. Tous ceux qui correspondent peu ou prou à la description peuvent se manifester en commentaires.

Séductibles et Prédatrices

Suite à un récent test il apparaît que je suis à 89% hétéro. Étant réputé pour ma passion de la chose féminine je tenais absolument à vous faire partager mes impressions sur le sujet. En mode “Quelle fille êtes vous ?” de n’importe quel magazine féminin, un billet estival à lire sur la plage donc.

Pas de questions donc, mais une simple description de deux “courants” de la gente féminine qui m’ont été donné de croiser, et que je pensais bon de décrire avec force caricature ici afin que l’on ne se méprenne plus avec les résultats honteux de ces tests twitter.


At Least We Tried - Moby

Les séductibles

Ce sont les plus malheureuses. Elles passent leur vie à attendre d’être séduites (d’où le nom), elles ne s’engagent qu’en espérant de longues relations, romantiques, durables, sur lesquelles elles pourront construire quelque chose.
Malheureusement la plupart de leurs histoires finissent mal. Elles ne se résignent jamais à larguer leur compagnon lorsqu’elles sentent venir la fin de leur histoire, de peur de lui faire le moindre mal. Cela n’a d’autre effet que de donner libre champ au compagnon qui lui ne se gêne généralement pas le moins du monde.
Malgré cette attirance inouï pour le sacrifice elles sont cependant très courageuses, d’un soutien solide et sans failles pour leurs amis et d’une intelligence sociale rare. Elles font face au prédatrices qui sont responsables pour la plupart de la fin de leurs histoires.

Les Prédactrices

Ce sont des femmes fatales. Elles se posent comme séductrices, détestent attendre et préfèrent savoir qu’elles contrôlent clairement la situation. Chaque soirée est vécue comme un défi. Je dis soirée comme je pourrais parler de vie quotidienne (lycée, université, boulot). Ce concours permanent se se déroule sur une succession de tragédie qu’elles déclenchent, dans lesquelles s’embourbent les Séductibles alors qu’elles s’envolent déjà vers d’autres enjeux. Bien sûr ce sont celles qui plaquent, qui abandonnent, qui décident quand elles sont engagés depuis trop longtemps à leurs yeux. Mais ce qu’elle ne contrôlent pas c’est le grand hasard de la vie, qui leur revient toujours de plein de fouet. Elles demandent alors de l’aide, car elles sont lâches, faibles, peu solides. Et ce sont des séductibles qui viennent alors les soutenir, celles là même dont elles ont si souvent participé du passé tumultueux. Une fois remontées du puit, elles oublient tout et recommencent de plus belle.

À Ana et Constance, Electre et Antigone, deux grandes amies, deux grandes Séductibles.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Hier pour faire plaisir à ma soeur je suis allé voir Harry Potter : le Prince de Sang Mêlé au cinéma. Bon, d’accord, c’était aussi pour me faire plaisir. Et puis c’est ma soeur préférée. Je sais que je n’ai pas le droit de dire ça ma mère avait déjà été bien clair à ce sujet : “Macsym tu es l’aîné de 3 soeurs tu dois les aimer toutes pareil”. Et bah moi je préfère quand même la cadette parce qu’elle lit mes bouquins dont les Harry Potter.

Donc nous sommes allé voir ce que j’espérais ne pas être un énième Disney, là où clairement le récit ne le permettait plus. Le cinquième ayant déjà été une vraie plaie à regarder, nian nian au possible et puis tellement plat, édulcoré, etc.

Et donc pour ce nouvel opus ? Énorme déception là aussi. Le film est totalement assagi par rapport au livre. Tout est calme fait de petits événements sans incidences majeures. Personne n’est vraiment content du retour de Voldemort mais après tout on aurait presque l’impression que la crise les inquiète plus. Et puis c’est tellement plus intéressant de s’occuper des histoires de coeur des personnages qui clairement sont devenues l’élément scénaristique prioritaire de ce film !

Affiche Harry Potter VI - Hermione
Comment avec une affiche comme celle là pouvait-on envisager mieux qu’un Disney ? On dirait une gamine de 13 ans dans High School Musical, la baguette en plus…

Alors rapidement pour détailler un peu cette presque méga-bouse (car certains éléments rattrapent l’ensemble). Les acteurs jouent très mal (Harry en priorité), les seuls qui jouent bien sont Dumbledore (dommage c’est fini pour lui), Bellatrix et Lupin, Hermione un peu à 50%. Les effets spéciaux sont sympas mais tellement réduits ! On dirait qu’ils ont dépensé tout l’argent dans les 3 premières minutes et que du coup ils se sont dit ensuite, qu’ils ne pouvait plus faire que des jets de couleurs pour les sortilèges. Dommage. Cela donnait un film très peu fantastique au final. Le scénario ? Il a choisi de s’intéresser relativement au mauvais passages du livre, rien d’intéressant, si ce n’est la mort de du vieux, très bien rendue, je me suis retenu de pleurer. L’esthétique du film ? Réussie sans être faramineuse, disons qu’on sent que c’est un Harry Potter (ce qui est déjà une prouesse) mais ça ne fait pas du film un bijou visuel.

Au niveau du message cependant j’ai trouvé cela assez intéressant, en me forçant un peu j’y ai vu une sorte de “la liberté ça s’acquiert en se battant”, donc comme j’ai troqué la mienne (de liberté) aux quatres vents depuis quelques mois, il est temps que je me batte. Qui l’a vu ici ?